LES VENDEUSES DES GALERIES SONT EN COLERES

Publié le par C.G.T GALERIES LAFAYETTE HAUSSMANN

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"Nous ne sommes pas des numéros",
crient ces vendeuses des Galeries Lafayette, à Nantes. En ce mercredi après midi, devant l'entrée du magasin, elles brandissent des pancartes où s'affiche leur futur code-barres, celui qu'elles devront agrafer à chaque ticket d'article vendu. " Avant on avait des primes collectives sur nos ventes, explique Françoise. Maintenant, avec ce code-barres, ça va être individualisé." La direction veut mettre en place des primes individuelles.
 
Une mesure qui va créer " la zizanie", selon cette vingtaine de salariées (sur 250) qui viennent de débrayer près de deux heures à l'appel de la CGT et de la CFDT: " On va se piquer les ventes, se mettre des bâtons dans les roues, ronchonne Anne-Marie. Chacun va vouloir défendre son bifteck!" " C'est diviser pour mieux régner, on le sait bien, nous n'avons pas un QI d'huître! Personne ne va vouloir mettre en rayon de peur de rater des ventes!"
 
Cet individualisme, elles n'en veulent pas. C'est le ras le bol. Profond. Elles déversent leur mal-être: " les gens pensent qu'on vit dans l'opulence, mais non! On ne gagne que le SMIC avec des petites primes par-ci par-là, pas plus". " Le prestige, pour le client et le ras des pâquerettes pour nous", grogne Françoise. Et sa collègue d'ajouter:" on a bien le droit à une ristourne de 30% par an pour une tenue mais pas plus. Du coup, ne croyez pas qu'on s'habille ici! " et puis, toujours selon ces vendeuses, "il y a cette pression continuelle". Comme ces cartes de crédit qu'il faut vendre. Ou ces "clients mystères" diligentés par la direction qui viennent les tester. Ou encore ces "entraînements": " parfois, nous avons sur nous un micro caché que les clients ne voient pas. Un chef nous écoute faire nos ventes. C'est dur…"
 
(Extraits du journal SUD OUEST du jeudi 22 novembre 2007)


Ce qui arrive actuellement à Nantes est en test dans notre magasin.
 
 
Ensemble, battons nous pour que le
suivi Individuel des compétences ne vienne pas s'ajouter aux STRESS et aux PRESSIONS que nous subissons au quotidien pour des
 SALAIRES MINABLES.
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Publié dans CGT

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